Des graines qui poussent (encore)

mulheres em rede - projeto sementesLe projet Sementes a Crescer (des graines qui poussent), qui intervient, depuis plus de 15 ans, auprès d’enfants et de jeunes en situation de vulnérabilité socio-économique, et qui est géré, depuis novembre 2014, par le Clube Intercultural Europeu, a vu récemment son financement approuvé pour trois années supplémentaires.

L’équipe du projet Sementes a Crescer [1]peut ainsi continuer à travailler pour l’inclusion sociale des enfants et des jeunes de la paroisse de Beato, à Lisbonne. Disposant d’un espace pour la communauté et de techniciens qui apportent un appui dans la recherche de solutions sociales, éducatives, économiques, ouvrières et/ou formatives, le projet vise à combattre des situations d’abandon et d’échec scolaire et des comportements à risque, ainsi qu’à promouvoir le développement psychosocial et émotionnel des participants, au travers diverses activités.

De nouveaux projets élargissent les secteurs et les territoires d’intervention

Les projets D’Ajuda[2] e PA-REDES sont deux des plus récents paris du Clube intercultural Europeu au niveau communautaire et social.

Le projet d’Ajuda intervient dans trois quartiers d’intervention prioritaire de la paroisse d’Ajuda (Rio Seco, Casalinho da Ajuda, Bairro 2 de Maio), avec une équipe locale et des initiatives communautaires et culturelles.

pa-redesLe projet du Clube nommé PA-REDES[3] depuis le début du mois de mars développe hebdomadairement des ateliers de dessin avec les plus jeunes.

À travers des activités de nature artistique (ateliers de dessin et peintures murales d’art urbain), le projet PA-REDES vise à promouvoir « le développement social et communautaire à travers la créativité, l’art et la mise en valeur de l’identité locale », a affirmé Maria Penide Mera, employée du Clube et une des responsables du projet, considérant que « le renforcement des liens entre les habitants des quartiers et du sentiment de la communauté » est aussi un des objectifs.

Dans une pcrianças projeto sementesremière phase, le projet PA-REDES comprend des ateliers artistiques, des assemblées de résidents et l’inventaire de mémoires communautaires (de mars à juin 2016), une période postérieure de création de peintures murales d’art urbain dans les quartiers (d’août à novembre 2016) et une phase finale de qualification de guides et d’agents de dynamisation locaux (de février à mai 2017).

La bande dessinée comme méthode d’éducation active

Promu par le Clube Intercultural Europeu en partenariat avec les CEMEA-Nord -Pas-de-Calais, l’Inter Tiras/ Entre les Cases est une formation interculturelle par la bande dessinée comme support d’intervention pour des travailleurs de jeunesse. Financé par le programme Erasmus+, la deuxième phase du projet s’est déroulée à Lille, entre les 23 et 27 février, et a compté avec des participants du Portugal et de la France.

« Pour la bande dessinée, il n’est pas besoin de savoir dessiner ! Des traits simples suffisent ». Qui l’affirme ?  c’est l’étudiante de photographie Rosa Fraga, 18 ans, la plus jeune des 16 participants de la formation Inter Tiras. Lors du vernissage de l’inauguration de l’exposition de bandes dessinées réalisées par les participants, le 26 février dernier, dans les locaux des CEMEA Nord-Pas-de-Calais (NPDC), l’étudiante de photographie a affirmé que « cette formation permet de développer la crinter tiraséativité », ayant appris, par exemple, comment utiliser ses photos pour créer une BD.

Pour Osvaldo Medina, un illustrateur portugais récompensé et un des quatre formateurs du projet, l’objectif principal a été accompli : « Nous n’enseignons pas à dessiner, nous aidons les participants à communiquer à travers le dessin, de la BD, d’une manière simple et directe ». Le bilan est, donc, « positif » : « Nous avons plusieurs personnes, de différentes nationalités, qui travaillent ensemble, ce qui est toujours un atout », dit-il.

Mais comment l’idée d’une formation internationale sur la bande dessinée et la mobilité est-elle venue ? Tout a commencé il y a environ 13 années, raconte José Brito Soares, le président du Clube Intercultural Europeu. « Après avoir envoyé un groupe au Festival d’Avignon, nous avons pensé que ce serait une excellente idée de profiter du Festival de BD d’Amadora (Portugal) pour réaliser des actions internationales de formation. « En 2012, un groupe des CEMEA Nord Pas De Calais en formation Diplôme d’Etat de la Jeunesse de l’Education Populaire et des Sports (DEJEPS) nous a rendu visite pour découvrir notre activité à Lisbonne en matière d’animation et d’intervention sociale. J’ai présenté cette idée à Camel Guecioueur, le directeur de la formation professionnelle des CEMEA NPDC ; Ensuite, je me suis rendu à Lille afin de participer à la préparation de stagiaires qui allaient vivre une mobilité apprenante à Lisbonne et on m’a présenté Frédéric Logez (actuellement formateur de l’Inter Tiras et qui est aussi formateur aux CEMEA NPDC), qui exposait des BD dans les locaux des CEMEA. Nous avons commencé à parler de ce rêve et nous nous sommes mis d’accord sur la réalisation d’une première action de formation franco-portugaise à Amadora et les choses se sont développées à partir de là… »

La première phase de l’Inter Tiras a eu lieu en novembre 2015, à Amadora, pendant le Festival International de BD. Après l’étape de Lille, les participants retourneront au Portugal pour terminer le projet, une fois encore au moment où se déroulera le Festival d’Amadora.

« Pour la troisième phase, en novembre, j’espère retrouver le groupe aussi motivé et dynamique que dans les deux premières phases et pouvoir continuer à approfondir le travail développé », a affirmé Morgane Masterman, formatrice du Clube. « Étant donnée la qualité des productions des participants jusqu’à présent, je suis sûre que ce sera une nouvelle phase de formation enrichissante ! »

                                                                                           

RUBRIQUE « STAGES DU CLUBE »

À chaque édition, nous publions un travail développé par les stagiaires qui passent par le CLUBE. Dans cette 02_Olaias_rednewsletter, nous avons choisi deux photos et un extrait de l’article « Métro de Lisbonne – une galerie d’art souterrain », dont l’auteur est la stagiaire polonaise Estera Malek, qui a travaillé pendant trois mois au Clube et aussi à l’institution Nuclisol Jean Piaget. Les photos illustrent le métro d’Olaias, de la ligne rouge, la station qui dessert le CLUBE. Merci Estera !

Olaias

Une des st03_Olaias_redations inaugurées l’année de l’Expo 98, conjointement avec les stations Alameda, Belle Vista, Chelas et Oriente. Une station énorme, disposant de beaucoup d’espace, dans les quais et dans le hall. Le projet architectural est de la responsabilité de l’architecte Tomás Taveira, qui a aussi contribué au traitement plastique de la station conjointement avec les artistes plasticiens Pedro Cabrita Reis, Graça Pereira Coutinho, Pedro Calapez et Rui Sanchez. En 2012, un article de l’Impact your World, de la chaîne d’informations nord-américaine CNN, a considéré cette station comme une des dix plus belles de l’Europe.

Lisez l’article complet en cliquant ici.

                                                                                                          Ana Fernandes

[1] Parmi les 247 candidatures pour la 6e édition du programme Escolhas (Choix), le projet Sementes a Crescer a obtenu la quatrième meilleure classification nationale et la seconde au niveau de la NUT (unité territoriale) de Lisbonne, a-t-on annoncé le 22 janvier. La viabilité de ce projet, qui en 2016 et pendant deux mois a été subventionné à 100% par le Clube en attendant la décision des autorités, est ainsi  garantie jusqu’à la fin de 2018.

[2] Financé par le programme de la Mairie de Lisbonne nommé BIP/ZIP (Quartiers et Zones d’Intervention Prioritaire), le projet D’Ajuda a commencé son travail en octobre 2015. Il s’agit d’un partenariat entre trois bailleurs de fonds : Clube Intercultural, association Locals Approach et l’Associação de Apoio e Segurança Psico-Social (AASPS). Ce projet a eu le mérite d’avoir été classé le premier parmi toutes les candidatures soumises.

[3] a été également un des 16 projets sélectionnés au niveau national parmi toutes les candidatures soumises. Il est soutenu dans le cadre de la seconde édition du concours PARTIS (Pratiques Artistiques pour l’inclusion sociale), un programme de la Fondation Calouste Gulbenkian.

 

Traduction par l’association Traducteurs sans frontières

 

 


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Publié dans Europe, Portugal