Altérité et moi : pour une Algérie plurielle et respectueuse des différences

Par l’association Graines de Paix

Certaines grandes villes en Algérie, et plus singulièrement Oran, ont été pendant ces 20 dernières années considérées comme des lieux de refuge et d’exil pour beaucoup et ce à différents niveaux. D’une part avec les événements liés à la décennie noire, car la région d’Oran a été une des régions touchées par la guerre civile, en particulier vu sa proximité avec les zones très touchées, telles Mascara, Relizane, Tiaret, Chlef, Tissimsilet, Tlemcen, et la grande périphérie d’Oran. Le terrorisme a enclenché des mouvements de migration interne, et Oran n’a donc pas échappée au fort impact que cela a généré, à savoir renfermement des esprits, violence, frustrations, peur ou encore intolérance. Et d’autre part avec l’accueil des migrants subsahariens, de plus en plus présents, visibles et plus récemment encore les réfugiés syriens qui entraine plus spécifiquement de la violence liée au racisme et la discrimination. Aujourd’hui on y retrouve donc des cultures différentes devant vivre ensemble au sein de différents quartiers, se fréquentant en milieu scolaire ou dans la rue mais avec beaucoup de préjugés et de discrimination entre chacun.

Dans le cadre de son projet « Altérité et moi : pour une Algérie plurielle et respectueuse des différences », Graine de paix vise à contribuer à la construction d’un meilleur vivre ensemble en Algérie en favorisant l’échange interculturel et l’épanouissement de valeurs humaines et égalitaires. Plus spécifiquement, elle ambitionne à contribuer à la prévention des comportements discriminatoires et violents auprès des jeunes et des enfants. Ces derniers vivent de nombreuses violences, trop souvent engendrés par un régionalisme et des préjugés, que ce soit en milieu scolaire ou dans la famille, ainsi ce projet se veut un véritable mécanisme de transformation sociale en vue de bâtir une société inclusive, plurielle et ouverte sur le monde. Pour cela, il est prévu de mettre en place des échanges interculturels, lors d’un chantier d’été et d’une caravane du printemps, avec des jeunes venus de l’étranger et des jeunes des différentes villes algériennes, afin de permettre une assimilation commune de ce qu’est l’interculturalité mais aussi une occasion de mettre en place des outils pédagogique servant à la transmission des concepts acquis. A cet effet, des outils de sensibilisation, tel que l’adaptation de l’outil pédagogique « Voyage magique d’un certain zéro » accompagné d’une exposition itinérante, et l’édition de produit audiovisuel, seront produits et diffusés lors des différentes animations prévues dans les différentes régions ciblées.

Ensemble les jeunes vont réaliser des sensibilisations envers les enfants, les jeunes représentants l’Algérie de demain, mais également à l’égard des adultes, pour aider à la construction d’une Algérie plurielle et fier de l’être dans le respect de ses diversités. L’éducation à l’interculturalité et le vivre ensemble nous paraît le moyen le plus opportun pour palier à cette situation, encourageant ainsi l’échange et le dialogue comme deux composants importants permettant la découverte de « l’autre » au-delà des stéréotypes et des préjugés.

 


« Le voyage du chiffre 0 »
C’est un outil pédagogique qui permet de retracer le parcours du Zéro et des autres chiffres. Ce voyage tend à l’appréhension et à la compréhension des interactions qui se sont produites par l’intermédiaire des rencontres ou des confrontations des traditions culturelles entre elles, de l’Inde à l’Europe en passant par l’Algérie. Cet outil questionne les certitudes et promeut les apports des autres cultures à partir de la thématique « des chiffres arabes ». Elle se fonde sur le doute à l’encontre des vérités établies et transmises sans aucun esprit critique. Cet outil est l’histoire des chiffres indiens (d’un point de vue culturel et non mathématique) dans son interaction avec d’autres cultures. Comment ces chiffres appartiennent-ils, culturellement, au monde entier. Il tente de réunir des faits comme tant d’outils de questionnement et d’interprétation critique.

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